L'hivernale Troyenne
Balade moto de fin novembre : rouler autrement, mais ensemble
Une météo humide mais clémente pour la saison : pas de neige, pas de verglas… la sortie est donc maintenue. En cette fin d’automne, les conditions sont typiques du Bassin parisien : une douceur relative, souvent accompagnée d’une pluie fine, mais rarement de phénomènes extrêmes à cette période.
Le rendez-vous est fixé à 9 h à Réau, près de l’embranchement de l’A5B, en Seine-et-Marne. Un point de départ pratique, aux portes de la campagne, qui permet de quitter rapidement les grands axes pour retrouver des routes plus confidentielles.
Fait marquant : près de 45 % des inscrits ont annulé dans la semaine précédant le départ. Une première, semble-t-il. Mais les plus motivés sont bien là.
La promesse d’une bonne table à midi n’y est sans doute pas étrangère… tout comme le plaisir simple de rouler ensemble, même quand la météo fait grise mine.
Petites routes, grandes sensations
Départ à 9 h 30. Une pluie fine s’invite rapidement, obligeant chacun à sortir l’équipement adéquat. Casques embués, visières perlées, mais moral intact.
L’itinéraire privilégie volontairement les petites routes sinueuses, typiques de cette région entre Brie et forêts clairsemées. À cette saison, elles sont souvent humides, parfois boueuses, mais offrent un vrai terrain de jeu pour une conduite souple et attentive. Ici, pas de recherche de performance : on roule pour le plaisir, pour l’ambiance, et pour le paysage.
Pause gourmande au coin du feu
Arrivée vers 12 h 30 à l’Hôtel du Pan de Bois.
À l’intérieur, un bon feu de cheminée accueille les motards, contrastant agréablement avec l’humidité extérieure. Les motos, elles, savent déjà qu’un passage au nettoyeur haute pression sera inévitable…
À table, les spécialités locales font l’unanimité :
andouillettes grillées, sauce chaource, clin d’œil gourmand à la Bourgogne voisine, réputée pour ce fromage de caractère. Pour les autres, grillades généreuses, le tout accompagné d’une ambiance chaleureuse, ponctuée de rires et de discussions animées. Vu les participants, le succès était assuré.
Mention spéciale aux deux femmes ayant pris part à la balade : bravo à elles pour leur présence et leur détermination.
Rouler en hiver, une autre façon de vivre la moto
Après le repas, chacun reprend la route selon son rythme : retour plus direct pour certains, détour par les petites routes pour d’autres. Peu importe l’itinéraire, l’essentiel est ailleurs.
Rouler en hiver, c’est accepter une autre pratique de la moto. Moins de vitesse, plus de sensations, plus d’attention… et parfois, contre toute attente, un vrai plaisir différent.
Pour celles et ceux qui souhaitent aller encore plus loin dans l’expérience, il existe une référence mythique :
l’hivernale du plateau des Millevaches, à Meymac, en Corrèze. Chaque mois de décembre, près de 2 500 motards venus de toute l’Europe s’y retrouvent pour passer une nuit sous la tente, dans un environnement sauvage et authentique.
Le plateau des Millevaches — dont le nom vient probablement de *mille sources* et non de bovins — est un territoire rude, boisé et peu peuplé, parfait symbole de l’esprit hivernal.
Certains membres envisageraient déjà l’édition 2026…
Quant à savoir si l’auteur y participera pour la 6ᵉ fois, le suspense reste entier.
En résumé
La moto ne se vit pas qu’aux beaux jours. Elle se partage aussi sous la pluie, autour d’un feu de cheminée, et dans ces moments où la météo sélectionne naturellement les plus motivés.
Belles fêtes à toutes et à tous, et à très bientôt sur la route !
Le repas hivernal
Même quand le froid s’installe et que les motos patientent bien au chaud dans les garages, la...
Soirée beaujolais
Comme le veut désormais la tradition, le bureau a organisé la soirée Beaujolais le samedi...
Sur la route des gueules noires : Lewarde et le Beffroi de Douai
Il est 8h. Tout le monde est là, frais et dispos, prêt à avaler les kilomètres. Même Marcel a...